photo : gracieuseté
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Le Richmondais Paul Massé a décidé pour la première fois de faire un saut en politique municipale. Il se présente comme conseiller pour le district 1 aux élections du 2 novembre prochain.

Ce retraité de Bombardier Produits Récréatifs (BRP) dit n’avoir jamais eu auparavant de visées politiques. Ce qui l’a motivé, c’est sa récente implication citoyenne dans le dossier d’un changement de zonage dans son quartier, sur le chemin Thomas, à Richmond.

Mobilisation autour d’un changement de zonage

L’histoire débute au printemps dernier. Alors que la Ville de Richmond fait paraitre, en mai, un avis annonçant un changement de zonage qui autoriserait la construction de duplex et de bâtiments multiplex de trois étages. Ce qui aurait ajouté 170 habitations dans ce quartier qui compte actuellement environ 19 résidences.

Il s’agit d’un grand terrain, zoné «blanc», à la limite entre la Ville de Richmond et le Canton de Melbourne. Un lieu qui était, il y a trois ans, encore utilisé pour des activités agricoles.

«Le zonage actuel prévoit la possibilité d’installer des maisons unifamiliales ou des semi-détachés. À un coût plus accessible pour de premiers acheteurs ou de petites familles. C’est le genre de clientèle visée au départ. Et je pense que tous les résidents étaient d’accord avec ça», mentionne Paul Massé.

Croquis dessiné par Paul Massé en mai dernier. Illustrant les conséquences du projet de zonage qui avait été proposé par la Ville de Richmond.  (photo : Paul Massé)

Celui-ci décide alors de s’impliquer dans ce dossier en mobilisant le voisinage et en organisant des rencontres d’information avec la municipalité. Le groupe fait aussi une demande officielle de référendum. Par la suite, une trentaine de personnes se sont présentées à la séance du conseil municipal de juin.

Résultat : les élus ont finalement décidé de retirer la proposition de changement de zonage. Pour continuer à seulement permettre la construction de maisons unifamiliales et des constructions de deux étages maximum, tel que prévu. Ce qui, théoriquement, pourrait ajouter 120 nouvelles habitations à ce secteur, s’il est éventuellement développé.

Le terrain visé pour le développement domiciliaire sur le chemin Thomas, à Richmond. En face du club de golf Le Belle-View. Aux limites entre la Ville de Richmond et le Canton de Melbourne. Ce lieu était jusqu’à tout récemment encore utilisé comme terre agricole.  (image : Google Maps)

«Après 10 ans, c’est l’occasion de faire quelque chose»

Une fois cet événement terminé, les gens du quartier ont demandé à Paul Massé s’il allait se présenter aux élections municipales.

«Je n’avais pas pensé à ça auparavant. Après réflexion, je me suis dit qu’après 10 ans comme résident de Richmond, c’est pour moi l’occasion de faire quelque chose.»

Bien qu’il n’ait jamais fait de politique auparavant, Paul Massé dit bien connaître les rouages de ce genre de réunion. Pour s’être impliqué dans le conseil d’établissement de l’école de ses enfants, lorsqu’ils étaient jeunes.

Il croit que son travail chez BRP l’a aussi bien préparé à ce genre de défi.

«Je travaillais au service technique et je faisais des projets avec des concessionnaires, des clients et des fournisseurs. Donc beaucoup de négociations de budgets pour des projets d’échéanciers et de la gestion de personnel. Ce n’est donc pas quelque chose qui m’est étranger.»

Paul Massé croit qu’il est temps pour lui de davantage s’impliquer pour sa communauté.  (photo : gracieuseté)

Intérêt pour les projets de développement

Paul Massé mentionne avoir rencontré à quelques reprises le conseiller municipal Kevin Stoddard, qui souhaite se présenter à la tête de la Ville. «Nous avons eu de bonnes discussions ensemble. J’ai apprécié ce que j’ai vu. Je trouve que c’est une bonne personne et il apportera du sang neuf à la mairie.»

S’il est élu, ce citoyen souhaite porter une attention particulière à tout ce qui touche aux projets de développement. Pour que ceux-ci soient harmonisés avec le bâti actuel. Il l’illustre avec une image qu’il qualifie lui-même d’ «extrême».

«Une piquerie à côté d’une garderie, on ne souhaite pas ça. Dans aucune municipalité. Mais il y a des fois où ça arrive. Je suis particulièrement sensible à ça. Notre ville peut évoluer, sans ignorer ce qui est là présentement. Richmond, c’est un endroit tranquille et sécuritaire. Et il faut que ça continue d’être ça. Les gens qui viennent s’installer dans notre coin ne recherchent pas la rue Sainte-Catherine à Montréal. L’une des forces de Richmond, c’est d’être un modèle de ville à la campagne. Je souhaite que les deux puissent continuer à cohabiter.»

«Je ne veux pas critiquer, je veux m’impliquer»

Paul Massé fait savoir que malgré cet intérêt pour la politique municipale, il ne se voit pas du tout comme un politicien. Mais plutôt comme une personne qui souhaite désormais s’impliquer davantage.

«Je crois beaucoup en la démocratie. C’est une occasion pour moi de participer au développement de la communauté. Si je ne le fais pas et que des décisions sont prises dans un sens que personne n’aime, je ne serai pas fier de ne pas avoir embarqué. Pour faire ce qu’il fallait faire. Je ne veux pas critiquer, je veux m’impliquer. Et si je peux faire évoluer les choses, eh bien ce sera tant mieux.»

 

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